lundi 22 février 2016

Le vélo l'hiver mon vieux


Le monde me trouvent courageux de me promener en vélo, même l'hiver.
 

J'ai pédalé l'aller-retour d'ici, Masson St-Michel, au collège Brébeuf, où je jouais au soccer hier.
 

Essayez ça, pédaler du quartier Rosemont jusqu'en haut de Côte-des-Neiges, 7-8 km, c'est facile, faut le vouloir. Quarante minutes, cold wind hard in your face, can you beat that? I bet you could.
 

Je vais vous dire c'est quoi qui est courageux.
Aller à l'estie d'arrêt d'autobus 5 minutes à l'avance pour être sûr de pas le manquer. Poireauter sur l'estie de coin de rue. Monter dans l'estie d'autobus. Avancer, arrêter, le monde qui montent, qui descendent, qui pitonnent sur leurs esties de patentes, avec leurs esties d'écouteurs. (I know I'm missing much. I'm not missing much. Hear. See.) Arriver à la station de métro. Descendre. Passer les tourniquets. Aller attendre l'estie de métro.
 

Comprenez-vous? Ou bien vous comprenez pas?
 

En plus, faut que tu payes pour ça? Six piasses et demie pour aller et revenir? Sinon la passe mensuelle, elle te coûte combien quand même? Êtes-vous tombés s'a tête?
 

Moi je me tiens en forme, j'ai du fun, je pars et j'arrive quand je veux, le territoire m'appartient.
 

Quand vous trouvez l'effort et le froid désagréables pendant cinq minutes, vous continuez et ça se transforme en plaisir, c'est magique.
 

Asti chu tanné du monde qui me trouvent courageux de faire du vélo. Vous, vous êtes plus du genre masochistes, gang de malades. Vous êtes les vrais courageux, pas de doute.

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