Savez-vous ce que, quand en roulant ta roue avant t'envoie une goutte de bouette de slotche de rue en plein dans yeule, ce que cela goûte?
Ça goute TRÈS SALÉ.
Mais ce n'est pas trop désagréable, si on n'y pense pas, ou pas beaucoup. Peu. On le peut.
Maintenant laissez-moi vous expliquer quelque chose. Le vélo que monsieur Francis me prête, chers amis, comment dire, cela colle à la route. En plus d'avancer presque par magie, tu commences à monter une côte, tu forces presque pas davantage et tu ralentis pour ainsi dire pas pendant que tu montes la côte au complet, en plus de ça, ça colle à la route, c'est stable, c'est presque impossible, t'as l'impression de conduire un panneau coulissant qui fend l'univers immédiat, t'as l'impression d'être dans Tron.
Et puis, dans des conditions comme aujourd'hui, moins six, soleil, ça dérape quasiment pas. C'est sûr, faut faire attention. Sauf que c'est pas comme l'autre fois, la fois de la pluie verglaçante. Mais là, faut dire, même les autos dérapaient, se renversaient sur le capot à tout bout de champ. Il était hors de question de toucher ni au frein avant, ni au frein arrière, il était même impensable de pousser le moindrement fort sur une pédale: ça faisait décrocher le vélo automatiquement.
À une intersection, en poussant sur une pédale, comme ça, je m'étais retrouvé à glisser, sur deux roues avec mon pied gauche à terre, j'avais fait un tête-à-queue complet! je m'étais retrouvé à glisser lentement, impuissant, de reculons, en pleine intersection! J'ai fait des grimaces aux autos, c'est tout. Mais je capotais dans ma tête. J'avançais à pas d'escargot. Ce qui n'existe pas. Mon avancée n'existait pratiquement pas.
Alors, voyez-vous, ce qui se passe, aussi, c'est qu'aujourd'hui, à moins six, une température civilisée, habitable, ça roule tout seul ou à peu près. Des fois tu reçois une goutte de bouette de stotche de rue dans yeule, mais c'est pas très grave.
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À suivre.
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Je ne devrais peut-être pas en parler, paraît que ça porte malheur, quand à moi j'en sais rien, mais j'ai commencé à écrire un conte pour Terreur!Terreur!, oui. Un conte dans le mood, disons, commencé hier dans la nuit, influencé, à demi endormi, à demi rêvant, par ma lecture tout juste terminée (mais pas achevée: je n'ai pas tout compris, ce qu'il n'est sans doute pas nécessaire de préciser) des Douze contes vagabonds de Gabriel Garcia Marquez. Rien n'est sûr, mais je pense que ça va être bon.
2 commentaires:
Les gouttes de bouette de slotche de rue sont une excellente source de magnésium. Pis le magnésium, c'est merveilleux contre les crampes aux mollets. Yé !
Edou et la nutrition : menoum.
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